Articles de journaux de l'artiste urbain près de Lille dans le Nord-Pas-de-Calais

Nord littoral 9 avril 2017

Merci monsieur Renault pour cette caricature :)
NORD LITTORAL
Dimanche 9 AVRIL 2017.
*Nicolas Flahaut, alias le graffeur Vyrüs, va honorer les célébrités calaisiennes sur les murs de la ville*
Le graffeur Nicolas Flahaut alias Vyüs continue de faire le buzz avec son graff végétalisé : il a été vu 51 millions de fois sur Facebook

47 millions de vues : l’énorme buzz de Vyrüs

FRANCE 3 - Buzz mondial pour ce graff du Calaisien Vyrüs



C'est une belle et surprenante réconnaissance. Belle parce que Vyrüs, le graffeur calaisien, est un amateur passionné et doué. Surprenante parce que le graff qui fait le buzz a été réalisé l'été dernier. C'est grâce à une simple vidéo Facebook qu'il a connu une deuxième vie. 50 millions de vues en une dizaine de jours.

Retour en arrière. Eté 2015. Nicolas Flahaut, alias Vyrüs, est invité au Meeting of Styles d’Anvers (Belgique), avec 120 autres graffeurs. On lui confie un bout de mur noir. Le haut du mur est envahi par le lierre. Ses voisins hollandais décident de la tailler. Lui choisit de jouer avec. Le lierre sera la chevelure de son personnage. "Au début, j'étais déçu par ce bout de mur avec du lierre, raconte Vyrüs. Finalement, j'ai fait le bon choix. C'est un coup de chance."

Voici, en images, la création de ce graff. 
Le graff est partagé sur les réseaux sociaux, en photos, en vidéos. Il plaît, marche bien mais sans plus. Jusqu'à ce que la page Facebook américaine  "The Jolly Llama" l'intègre à une sélection d'oeuvres du même type. Qui utilisent à chaque fois les éléments naturels dans leur oeuvre.

Nord-Littoral, qui a repéré ce buzz, a appelé ça le "Graff'hair". Parmi les graffs sélectionnés, celui de Vyrüs. "Un ami m'a signalé la vidéo. J'ai vu que ça faisait 5 millions. Je me suis dit : "pas mal". Aujourd'hui, le compteur affiche 50 millions de vues, plus d'1,2 millions de partages !

"Ça me fait une grosse pub, analyse Vyrüs. Les gens viennent voir mon site, ma page Facebook. Le fait de servir ça sort un peu des codes du graffiti classique plait beaucoup.". 

Nicolas Flahaut travaille actuellement sur un graff à Calais et espère qu'on pensera à lui pour d'autres projets. Même si le graff reste simplement une passion. Dans la vie, Vyrüs, 33 ans, est pompier. 

LA VOIX DU NORD - 07/04/2017

STREET ART

Une fresque du graffeur calaisien Vyrüs fait le buzz sur Internet

hôtel drouot

PARIS

Une œuvre du graffeur calaisien Vyrüs mise aux enchères à l’hôtel Drouot

L’œuvre qui sera mise aux enchères est un diptyque peinte non pas en plein air comme l’artiste a l’habitude de le faire mais sur deux toiles.
L’œuvre qui sera mise aux enchères est un diptyque peinte non pas en plein air comme l’artiste a l’habitude de le faire mais sur deux toiles.

Courant 2016, Nicolas Flahaut, qui signe sous le pseudo de Vyrüs, a pour habitude de graffer dans la « jungle » avec d’autres artistes. Un jour, il tombe sur ces migrants rassemblés autour d’un vélo un peu particulier qui recharge leurs portables grâce aux coups de pédale. L’artiste immortalise la scène avec son appareil photo. Quelques mois plus tard, il tombe sur un concours Le Prix du graffiti et du street art, organisé par Open graffiti, où les artistes de France et de Belgique sont invités à créer autour d’un thème imposé : « l’écologie, l’environnement et ma ville ». «  Aussitôt, je me suis rappelé cette scène, cette photo. Je me suis dit c’est pile dans le thème. J’ai donc décidé de la dessiner et de tenter ma chance  », raconte Vyrüs qui avoue ne pas être «  un grand fan des concours  ». Trois cents artistes y participent. L’œuvre est sélectionnée avec une soixantaine d’autres sur 320 participants. Les trois premiers remportent une somme d’argent. «  Vyrüs aurait pu figurer dans le trio de tête. Il n’était pas loin de remporter un prix. Il avait bien traduit l’émotion et le sujet  », assure Cédric Naimi, président de Graffart, association à l’origine du projet, et d’Open collectif, la société qui organise le concours.

Vyrüs devant l’une de ses fresques réalisées pour Terre d’Opale habitat.
Vyrüs devant l’une de ses fresques réalisées pour Terre d’Opale habitat.

Calais jungle, c’est le nom du graffiti du street artist calaisien Vyrüs, sera mis aux enchères parmi la soixantaine d’autres sélectionnés, à la salle des ventes du célèbre hôtel Drouot à Paris, ce vendredi, à partir de 14 h. L’œuvre de Vyrüs est estimée entre 400 et 600 €. La moitié de la somme sera reversée au commissaire-priseur en charge de la vente ainsi qu’au collectif Open Graffiti qui a organisé le concours. L’autre moitié ira à l’artiste.

Dénicher des talents cachés

Le Prix du graffiti et du street art est un jeune concours, organisé par la société Open Collectif, ouvert aux artistes de France et de Belgique. La première édition s’est déroulée en 2014, avec le soutien d’EDF. Lors de l’édition 2016, parmi les membres du jury figuraient Pierre Cornette de Saint-Cyr (commissaire-priseur), Alain-Dominique Gallizia (architecte), Tarek Ben Yakhlef (peintre et scénariste). Cédric Naimi, à l’origine du projet et passionné de street art, se balade dans les villes à la recherche de graffeurs qui œuvrent dans l’anonymat. «  Dans les expos, les salles de vente, on retrouve toujours les grands noms mais il y a tellement d’artistes qui ont du talent. Il fallait qu’on mette leur travail en avant, explique le responsable de Graffart, son association basée à Saint-Ouen, en région parisienne. Le street art, le graffiti est un art totalement évolutif. Il peut passer de la rue au musée, puis du musée à la rue  ».

Repères

QUI EST VYRÜS ?

Vyrüs, Nicolas Flahaut de son vrai nom, est connu pour avoir réalisé plusieurs fresques dans sa ville. Récemment, un de ses graffitis réalisé en Belgique en 2016 a été sélectionné par une page Facebook américaine : il a été vu plus de 50 millions de fois dans le monde entier. Les 24 et 25 juin prochains, Vyrüs ainsi qu’une trentaine d’artistes français, belges et allemands, se donnent rendez-vous au Zap’ados, le skate park municipal situé le long du quai Lucien-Lheureux, pour graffer sur les murs du bâtiment avec autorisation de la municipalité.

L’HÔTEL DES VENTES DROUOT

L’hôtel Drouot, inauguré en juin 1852, est le principal hôtel des ventes de Paris avec ses 20 salles de vente aux enchères. Quatre commissaires-priseurs sont en charge du street art à Drouot.

VENTE AUX ENCHERES A PARIS POUR VYRÜS

Vente aux enchères à Paris : le street art s’invite chez Drouot

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Pauline Conradsson
27 avril 2017, 12h00
Wolverine, de Seen, fait partie des œuvres à vendre à l’hôtel Drouot.

Environ175 œuvres d’une centaine d’artistes son mis aux enchères le 28 avril dans le célèbre hôtel des ventes parisien.

On les imagine, casquette vissée sur la tête et sac à dos rempli de bombes de peinture, escaladant dans la nuit noire les barrières de chantier pour aller taguer un mur gris ou une palissade trop vierges à leur goût. Mais aujourd’hui, le street art a bien évolué. Et ses lieutenants investissent aussi galeries et musées.

Ce vendredi 28 avril, cet art des rues s’invite même à Drouot. Quelque 175 œuvres d’une centaine d’artistes seront mis aux enchères dans le célèbre hôtel des ventes parisien. Mise à prix : de 400 à plus de 20 000 €.

Impossible de nier aujourd’hui les qualités artistiques des œuvres de ces graffeurs, dont le travail flirte souvent avec l’art contemporain. « Une vraie mutation s’opère et on assiste à une muséification du mouvement, confirme Guillaume Crait, commissaire-priseur de cette vente aux enchères. C’est un art qui vient des tripes, qui joue avec les règles, les codes. Une façon de s’exprimer qui reflète notre monde actuel. On a enfin réalisé qu’il fallait le conserver. Une partie de ce qui se fait aujourd’hui dans la rue, c’est ce qui restera dans 100 ans pour comprendre notre époque ».

Un engouement qui exaspère certains puristes, pour qui le seul support doit rester la rue. Le bitume, le mobilier urbain, les panneaux de signalisation… On les retrouve dans cette vente, ouverte à tous.

Bowery, de Keith Haring.

Parmi les œuvres présentées, les lauréats du prix du graffiti et du street art 2016, ainsi que des « maps », ces plans de métro parisien ou new-yorkais que les artistes personnalisent à coup de marqueurs ou de bombes de couleurs. « Le premier exercice de style pour un street-artiste », explique le spécialiste.

Le public pourra aussi s’offrir dessins, pochoirs, ou acryliques sur un panneau en métal, du carton, de la moquette. Les plus grands street-artistes sont représentés. Outre Blek le Rat, Seen, Jef Aérosol ou Banksy, on pourra tenter de décrocher un « Radiant baby » de Keith Haring, son personnage fétiche, peint au début des années 1980 sur une plaque de métro de New York. Ou encore le fameux logo Chanel à la peinture blanche dégoulinante par Zevs, surnommé le « pub killer ». Une œuvre qui dénonce le capitalisme à outrance et la superficialité du monde du luxe… elle-même mise à prix 10 000 € !

Œuvre de Zevs

Ce vendredi à 14 heures salle 5 de l’hôtel des ventes Drouot, 9, rue Drouot, Paris (IXe). Étude Crait et Müller. Entrée libre. Exposition des œuvres de 11 heures à 12 heures. Catalogue visible sur www.drouotlive.com.

leparisien.fr